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domenica 9 aprile 2017

Entre ici...

(...non so perché. Forse perché mi sento logoro. Questa sera vi tocca lui…)


Durant ce court dialogue, Fabrice était superbe au milieu de ces gendarmes, c’était bien la mine la plus fière et la plus noble ; ses traits fins et délicats, et le sourire de mépris qui errait sur ses lèvres, faisaient un charmant contraste avec les apparences grossières des gendarmes qui l’entouraient. Mais tout cela ne formait pour ainsi dire que la partie extérieure de sa physionomie ; il était ravi de la céleste beauté de Clélia, et son œil trahissait toute sa surprise. Elle, profondément pensive, n’avait pas songé à retirer la tête de la portière ; il la salua avec le demi-sourire le plus respectueux ; puis, après un instant :

— Il me semble, mademoiselle, lui dit-il, qu’autrefois, près d’un lac, j’ai déjà eu l’honneur de vous rencontrer avec accompagnement de gendarmes.

Clélia rougit et fut tellement interdite qu’elle ne trouva aucune parole pour répondre. Quel air noble au milieu de ces êtres grossiers ! se disait-elle au moment où Fabrice lui adressa la parole. La profonde pitié, et nous dirons presque l’attendrissement où elle était plongée, lui ôtèrent la présence d’esprit nécessaire pour trouver un mot quelconque, elle s’aperçut de son silence et rougit encore davantage. En ce moment on tirait avec violence les verrous de la grande porte de la citadelle, la voiture de Son Excellence n’attendait-elle pas depuis une minute au moins ? Le bruit fut si violent sous cette voûte, que, quand même Clélia aurait trouvé quelque mot pour répondre, Fabrice n’aurait pu entendre ses paroles. 

Emportée par les chevaux qui avaient pris le galop aussitôt après le pont-levis, Clélia se disait : Il m’aura trouvée bien ridicule ! Puis tout à coup elle ajouta : Non pas seulement ridicule ; il aura cru voir en moi une âme basse, il aura pensé que je ne répondais pas à son salut parce qu’il est prisonnier et moi fille du gouverneur.

Cette idée fut du désespoir pour cette jeune fille qui avait l’âme élevée. Ce qui rend mon procédé tout à fait avilissant, ajouta-t-elle, c’est que jadis, quand nous nous rencontrâmes pour la première fois, aussi avec accompagnement de gendarmes, comme il le dit, c’était moi qui me trouvais prisonnière, et lui me rendait service et me tirait d’un fort grand embarras. Oui, il faut en convenir, mon procédé est complet, c’est à la fois de la grossièreté et de l’ingratitude. Hélas ! le pauvre jeune homme ! maintenant qu’il est dans le malheur tout le monde va se montrer ingrat envers lui. Il m’avait bien dit alors : Vous souviendrez-vous de mon nom à Parme ? Combien il me méprise à l’heure qu’il est ! Un mot poli était si facile à dire ! Il faut l’avouer, oui, ma conduite a été atroce avec lui. Jadis, sans l’offre généreuse de la voiture de sa mère, j’aurais dû suivre les gendarmes à pied dans la poussière, ou, ce qui est bien pis, monter en croupe derrière un de ces gens-là ; c’était alors mon père qui était arrêté et moi sans défense ! Oui, mon procédé est complet. Et combien un être comme lui a dû le sentir ! vivement Quel contraste entre sa physionomie si noble et mon procédé ! Quelle noblesse quelle sérénité ! Comme il avait l’air d’un héros entouré de ses vils ennemis ! Je comprends maintenant la passion de la duchesse : puisqu’il est ainsi au milieu d’un événement contrariant et qui peut avoir des suites affreuses, quel ne doit-il pas paraître lorsque son âme est heureuse !

Le carrosse du gouverneur de la citadelle resta plus d’une heure et demie dans la cour du palais, et toutefois, lorsque le général descendit de chez le prince, Clélia ne trouva point qu’il y fût resté trop longtemps.

— Quelle est la volonté de Son Altesse ? demanda Clélia.

— Sa parole a dit la prison et son regard la mort !

— La mort ! Grand Dieu ! s’écria Clélia.

— Allons, tais-toi ! reprit le général avec humeur ; que je suis sot de répondre à un enfant !

Pendant ce temps, Fabrice montait les trois cent quatre-vingts marches qui conduisaient à la tour Farnèse, nouvelle prison bâtie sur la plate-forme de la grosse tour, à une élévation prodigieuse. Il ne songea pas une seule fois, distinctement du moins, au grand changement qui venait de s’opérer dans son sort. Quel regard ! se disait-il ; que de choses il exprimait ! quelle profonde pitié ! Elle avait l’air de dire la vie est un tel tissu de malheurs ! Ne vous affligez point trop de ce qui vous arrive ! est-ce que nous ne sommes point ici-bas pour être infortunés ? Comme ses yeux si beaux restaient attachés sur moi, même quand les chevaux s’avancaient avec tant de bruit sous la voûte !

Fabrice oubliait complètement d’être malheureux.

(...some years later…)

Il serait bien long de décrire tous les genres de folies auxquels furent en proie, ce jour-là, les cœurs de Fabrice et de Clélia. La petite porte indiquée dans le billet n’était autre que celle de l’orangerie du palais Crescenzi, et, dix fois dans la journée, Fabrice trouva le moyen de la voir. Il prit des armes, et seul, un peu avant minuit, d’un pas rapide, il passait près de cette porte, lorsqu’à son inexprimable joie, il entendit une voix bien connue, dire d’un ton très-bas :

— Entre ici, ami de mon cœur.

Fabrice entra avec précaution et se trouva à la vérité dans l’orangerie, mais vis-à-vis une fenêtre fortement grillée et élevée, au-dessus du sol, de trois ou quatre pieds. L’obscurité était profonde, Fabrice avait entendu quelque bruit dans cette fenêtre, et il en reconnaissait la grille avec la main, lorsqu’il sentit une main, passée à travers les barreaux, prendre la sienne et la porter à des lèvres qui lui donnèrent un baiser.

— C’est moi, lui dit une voix chérie, qui suis venue ici pour te dire que je t’aime, et pour te demander si tu veux m’obéir.

On peut juger de la réponse, de la joie, de l’étonnement de Fabrice ; après les premiers transports, Clélia lui dit : 

— J’ai fait vœu à la Madone, comme tu sais, de ne jamais te voir ; c’est pourquoi je te reçois dans cette obscurité profonde. Je veux bien que tu saches que, si jamais tu me forçais à te regarder en plein jour, tout serait fini entre nous. Mais d’abord, je ne veux pas que tu prêches devant Anetta Marini, et ne va pas croire que c’est moi qui ai eu la sottise de faire porter un fauteuil dans la maison de Dieu.

— Mon cher ange, je ne prêcherai plus devant qui que ce soit ; je n’ai prêché que dans l’espoir qu’un jour je te verrais.

— Ne parle pas ainsi, songe qu’il ne m’est pas permis, à moi, de te voir.



(...sentiamo dire che invecchiando, as a rule and on average, si comprendono più cose. Ora, succede che queste pagine, che ho tanto capito e amato a vent’anni, oggi siano per me incomprensibili. Non c’è Clelia che possa farmi dimenticare la mia prigione, né attirarmi nella sua. Quindi, as it happens, comprendo cose per me allora incomprensibili, e non comprendo più cose per me allora assolutamente evidenti. Er Palla, forse, potrebbe capire queste pagine, se le conoscesse. Ma non le conoscerà mai, se non, forse, quando non potrà più capirle. Che peccato: lui che indubbiamente ha un côté Fabrice bien développé… Ora provo a dormire: si può dimenticare la propria infelicità, ma è molto più difficile dimenticare quella altrui. Capire come resistere, e come aiutarvi a resistere, non è ovvio…)

38 commenti:

  1. La vita ha questo di bello, che da giovani comprendiamo le cose dei giovani ma non (ancora) quelle degli anziani. E da anziani comprendiamo le cose degli anziani, ma non (più) quelle dei giovani.
    Er Palla, però, dovrebbe conoscere il romanzo, perché c'è anche lui.

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  2. Non ho capito niente dello "spirito della cosa".

    Quanto al dormire, spero che il meritato - da altri...- riposo sia da tempo, mentre per quella che "non ho capito niente" si tratta ancora di pensare alla "mise" per domani cioè oggi.

    Mai fatto, ma da qualche giorno è proprio necessario.

    Certo che se il poco cerebro che rimane deve andare quasi tutto in abiti...qualcosa non va :-)

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    1. Sei innamorata o fa molto freddo? :-P.
      Comunque io di Clelia capisco solo che ha tanta fantasia. Però in francese suona molto meglio che in italiano, quindi potrei rileggerlo in vo.
      Certi romanzi si incorporano solo alla giusta età. Dopo si rileggono. Da quella prigione non escono più, dopotutto: ci moriranno dentro, di estenuazione, malgrado tutti gli sforzi dell'immaginazione.

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    2. @Pellegrina 10 aprile 2017. 12:25

      Carissima, magari poter rispondere "La prima che hai detto" - e non è nemmeno la seconda.

      Periodo sempre più difficile, da mesi, nella vita non privata.

      Devo navigare a vista.

      "Cose" su cui mai ho puntato ora forse servono.

      Vediamo.

      E più di un pensiero ai moltissimi che hanno problemi di fame, di dolore e di malattie.

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  3. Professore, ma a soli vent'anni leggeva già Stendhal in francese?

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    1. Perché, in che lingua è scritto? A soli vent'anni avevo già fatto le medie e il ginnasio (precoce, vè?) e quindi il francese lo leggevo in francese...

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    2. Mah, forse trent'anni fa poteva essere normale, grazie alla solida formazione che davano le medie di allora (e al ginnasio, se si studiava francese anche lì).
      Le assicuro che questa cosa che le sembra così naturale adesso non lo è affatto, per lo stato disastrato in cui versano le nostre scuole superiori (e lo dico ab esperto).
      Ecco la ragione della mia meraviglia, che non voleva risultare importuna.

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    3. Importuna? Perché? Anzi, è sempre un piacere parlare con un esperto (di vita? Di scuola? Di francese?). Non resisto a chiederle qual è il percorso che secondo lei una persona di cultura dovrebbe seguire per leggere in lingua i capolavori della nostra letteratura (lei lo ha fatto?). Mi permetta solo un'osservazione. Lei non è molto esperto di demografia e di aritmetica. Essendo nato 55 anni or sono difficilmente avrei potuto fare le medie trent'anni or sono. Un foglio di carta e una matita l'aiuteranno a capire perché...

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    4. Ha ragione, l'uso combinato di "trent'anni fa" e "allora" nello stesso periodo è ambiguo. Ma lungi da me espertoneggiamenti vari. Sono troppo giovane e ignorante per poter suggerire un apprendistato, valido per tutti, che educhi all'incontro con la letteratura. Immagino che alcune opere ne richiedano uno più lungo e approfondito; altre meno, perchè magari ci sono più congeniali.

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    5. Io invece posso e devo suggerire di iniziare il prrima possibile col francese. È un ottimo antidoto contro i perchè.

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    6. Farò tesoro del suo consiglio allora!

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  4. Penso spesso che uno dei passaggi del divenire adulti sia nel prendere coscienza del fatto che non è vero che "morirò senza di te", nel comprendere invece che - forse purtroppo - "senza di te sopravviverò" e benissimo. È una liberazione? Un peso, un nuovo peso? Non lo so, non ho ancora trovato una risposta che mi soddisfi. Di certo oggi guardo con distacco e tenerezza i tormenti amorosi dei ragazzi; il mio sguardo si è di sicuro fatto ironico, ma nasconde una punta di invidia. In fondo era più bello, più eroico, una sublime illusione pensare che "senza di te morirò": un rapimento dell'anima, che ci faceva percepire come esistenti, vivi proprio perché infelici ("Non siamo quaggiù per essere infelici?"). Ah, che figata!
    Non so quanto fosse dolce quel sentimento, dovrei potermi rimettere in quei venti anni, ed è impossibile. A vent'anni il Tempo non esiste, non puoi percepire davvero che, come dice Svevo, la vera malattia è la vita. Forse - e ribadisco forse - quando l'assoluto amoroso svanisce il suo posto è preso da un bisogno di giustizia. Assoluto anche questo? Magari! Perché se un "assoluto" ti ha "tradito" come puoi fidare in altri?
    Boh... è un discorso nel quale ci si incarta...
    Come resistere? Vogliamo ipotizzare: non cercando assoluti? Magari semplicemente comprendendo che si può, si può resistere e basta?
    In questo momento mi viene in mente quel signore che parlava di durezza del vivere. Cavolo, non è già tutto questo durezza del vivere, devi proprio aggiungerci il tuo stupido carico da 90?
    Ironia della vita, non possiamo nemmeno più dirglielo in faccia.

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  5. Ti libero la fronte dai ghiaccioli
    che raccogliesti traversando l’alte
    nebulose; hai le penne lacerate
    dai cicloni, ti desti a soprassalti.
    Mezzodì: allunga nel riquadro il nespolo
    l’ombra nera, s’ostina in cielo un sole
    freddoloso; e l’altre ombre che scantonano
    nel vicolo non sanno che sei qui.

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    1. @Nat

      Una poesia d'amore.

      Al di là dei dotti studi anche interessanti su di essa come sui "Mottetti" in genere - per chi non l'avesse incontrata a scuola, propinata da quelle noiose - variante: streghe - di Lettere, la raccolta è "Le occasioni", di Montale.

      Ci voleva Ci voleva Ci voleva.
      Arrivata a proposito.
      Nat o la poesia?

      Nat e la poesia.

      E per favore, nessun KPO o anti- KPO si metta a disquisire sulla concordanza di verbo al singolare e di due soggetti.
      Intanto la grammatica italiana può rispondere a tutto (quanto la grammatica italiana può).

      Grazie, Nat.

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  6. ha ragione forse , io che ormai posso dirmi anzianotto , capisco di più ( forse ) , bene mi è venuto sott'occhi un pezzo di un mega professore bocconiano dove spiega con tanto di tabelline e grafico quanto costerebbe la cosidetta inflazione alle famiglie e quanto questa è la vera tassa occulta che gli stati applicano . Un discorso perfetto, che contrasta completamente con quanto si dice in questo blog, spiegato con tanta perizia che a non sottoscriverlo uno dovrebbe essere pazzo .... ma poi se se anzianotto e maligno ti accorgi di una cosa , che il trucco è dividere il discorso in settori e presentare il settore come parte intera , banale e redditizio per chi lo fa , presenti un settore di tutto il ciclo economico e lo fai passare come parte intera : molto più semplice da capire per chi non ne sa molto e l' effetto è certo ! molto molto ingegnoso .
    Avrei una domanda , ma non economica sempre che si possa fare , qualcuno sa spiegarmi come mai l'immagine di un certo magro economista ha messo su twitter la sua immagine con il dito indice in alto come un novello s.giovanni ?

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    1. Perché così è più simile agli imam dell'ISIS.

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  7. Caro Alberto.



    Fine di quello che di intelligente ho da scriverti.



    Guardo i miei studenti: non li capisco più. Solo pochi anni fa mi pareva di capirli.


    O sono io che invecchio o questa crisi ha ucciso pure i loro sogni. O entrambe le cose.

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    1. Entrambe le cose, verrebbe da dire. Ma se Dio non gioca a dadi può anche darsi che il motivo sia che il golf è più divertente...?

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    2. Mah... Il golf è divertente solo per chi vi si appassioni come per il calcio un undicenne nel "campetto del prete". Credo.

      Stefano, i nostri insegnanti non capivano noi, se ricordi (e se la tua condizione era la mia), eppure oggi siamo qui a parlare così.

      Certo, far leggere Stendhal, e pure in lingua, è duretta oggi, ma ho appena detto a una genitrice che suo figlio capisce a 19 anni di economia e politica quanto ne capisco io a 50 (quindi, a dire il vero, di economia zero, ma è uno zero fatto di alcune cosucce, diciamo di qualche lettera dell'alfabeto, che se non è la Recherche non è nemmeno un editoriale del Sòla). E sa chi erano Brüning ed Ehrard. E sorride di compatimento a proposito di D'Annunzio, mentre non si sogna di farlo quando gli leggo Proust (tradotto).

      D'accordo, come lui solo un altro su diciotto (e, di meriti miei, zero, se non un po' di residuale furor nel porgere loro 'ste robe) ma non dispererei. Qual era la percentuale di quelli tra noi, ai nostri tempi, che...?

      Non mi andare in burnout, che non ne vale la pena.

      Io sono stato un fognatore per 45 anni, il mio studente non lo è già più, per virtù propria, a 20 - eppure io leggevo Stendhal (dai 30 anni in lingua). Solo che, non capendoci un c***o...

      Poi, certo, che il mio studente possa non leggere mai Stendhal è molto probabile, e ammetto che sia grave.

      Ho riletto: non riuscirò a consolarti. Scusa: uno ci prova, anche per sé stesso...

      Grazie, Prof.: stasera so cosa (ri)leggere.

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    3. Boh. Non pensavo proprio! (Che ingenuo che sono). C'è gente che viene su questo blog, ne legge i commenti, li soppesa, googla gli autori degli stessi, ne studia il CV, ecc.
      Il tutto per prendersi la soddisfazione di far notare che i commentatori (e per osmosi il loro guru, suppongo) nemmeno sanno usare le parole.

      Mi è stato contestato l'uso della parola "crisi". Si veda qui il tweet. Probabilmente perché dal punto di vista tecnico-economico NON siamo in crisi (e il guru nemmeno mi ha bacchettato!). Altro non riesco a pensare, limitato come sono.

      Una "scelta" di uso del proprio tempo che lascia di stucco.

      P.s. intanto i miei studenti continuano ad essere in crisi, dentro la crisi, trascinati dalla crisi. Questa crisi.

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    4. @Luca Pasello

      Ok. Colpito affondato. È così evidente che sono vicino al burnout?!

      Dev'essere una combinazione (lineare?) di pollinosi, compleanno (un quadrato), e salute di mio figlio.

      Mi piace insegnare, e mi piace insegnare ai ragazzi più in difficoltà, lottando contro la loro convinzione di essere scemi,
      di non valere nulla. Ma... (e qui potrei lamentarmi senza costrutto per ore, facendo pure ragionamento sensati ed originali, giuro...).

      Ho estrema necessita di questi giorni di sospensione delle lezioni. Il primo che le chiama ferie lo mangio: è convalescenza.

      Come vedi anch'io scrivo soprattutto per me stesso. Uno dei libri nella laurea in pedagogia di mia moglie si intitolava "Scrittura come riparazione". Aveva delle ragioni.

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    5. Manca l'accento sulla a di necessità. Una necessità.

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    6. @Stefano, (sor)rido. Sei ironico e finché lo rimani ti mantieni a un passo dalla soglia del burnout. Salvo.

      E poi ti leggo: degli argomenti trattati in questo blog ne sai (assai) più di me. Mica è poco. Quando tocco temi di storia economica in classe mi appare il profilo del prof. e mi raggela il terrore. Non posso permettermelo, di dire cazzate proprio oggi. Non posso.

      Ma devo fare stop, sennò aderiamo troppo al cliché dell'insegnante italiano e abusiamo di questo spazio in O.T. - parlo per me.

      Ti auguro buona convalescenza, di cuore!

      P.s. Insisto: quanti di noi, ai nostri tempi...? 2/18 non credo sia poco (e per quanto mi riguarda appartenevo pure ai rimanenti 16...)

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    7. @Stefano Auguri per tuo figlio! Avrei potuto non scriverti l'altra controreplica, ma questa no, questa va scritta.

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    8. @Luca
      Grazie, sta molto meglio ora. Mio figlio sembra sia sensibile al glutine. Ma non è celiaco (quindi non ha diritto ai contributi regionali per comprare prodotti gluten free. Bello vero?)

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  8. Mamma leggeva in francese a 16 anni. Era una bellissima ragazza, corteggiata da giovani e meno giovani, educata, con mille porte aperte, chiuse dall'ambito familiare meridionale. Le invidiavano soprattutto le gambe.
    Rimase paralizzata dalla vita in giù per diversi mesi a causa di un'ernia del disco, poco dopo la mia nascita, a 31 anni.
    Il medico che la operò riuscì a limitare il danno alla colonna, permettendole, allora, di tornare a reggersi sulle proprie gambe.
    La sua volontà, resistendo alle difficoltà e alla sofferenza, di restarci allo scoccare dei miei 40.

    PS: nel 2011l'INPS, con la visita per la "pensione sociale", le revocava l'indennità di accompagnamento concessale in via giudiziaria e non soggetta a rivedibilità. Che oggi si è riuscita fortunatamente a farsi riconoscere.

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  9. eziandio forse sbaglio, ma ho la sensazione che siano maturi i tempi perché ella si accosti allo shivaismo tantrico kashimiro

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  10. http://www.ilgiornale.it/news/economia/praga-si-sgancia-dalleuro-lennesimo-schiaffo-allunione-1384413.html

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  11. "Capire come resistere, e come aiutarvi a resistere, non è ovvio…"

    Mio nonno e mia nonna materni nacquero entrambi nel 1904 e si sposarono nel 1922 (o 1923, ora non ricordo).

    Erano entrambi poveri contadini della campagna tra Velletri, Artena e Cisterna di Latina, ma mio nonno, che a inizio anni anni venti aveva imparato a guidare le prime macchine agricole, riusci' a diventare autista di linea (INT), garantendo cosi' alla famiglia una relativa agiatezza.

    Dai loro racconti (a noi nipoti) del periodo ante II GM emergeva un quadro di vita desolante, di fame, di miseria e di privazioni, fino ai drammatici mesi dopo lo sbarco di Anzio/Nettuno della loro lotta per la sopravvivenza nella terra di nessuno tra Nettuno, Latina e Cisterna di Latina, nutrendosi praticamente solo di cicoria dei campi e cercando di sfuggire ogni giorno ai rastrellamenti tedeschi, alle cannonante, ai bombardamenti ed ai mitragliamenti aerei.

    Quando invece parlavano del periodo repubblicano post 1947 i loro occhi si illuminavano di gioia (si sono spenti in pace nel loro letto quando il Signore se li e' presi nel 1984 e nel 1985, prima che potessero vedere il ritorno degli anni trenta).

    Per capire come resistere (o per aiutarci l'un l'altro a resistere) serve lo studio e l'applicazione al problema, cioe' mantenere elevato lo standard della discussione nel blog.

    Mutatis mutandis le cose andranno piu' o meno come negli anni trenta.

    Da "Storia dell'IRI" di P. Ciocca:

    "Solo nel 1937 il valore aggiunto manifatturiero torno' a superare il livello del 1929...

    Lungo il quindicennio 1918-1932 il sostegno pubblico all'industria e alla finanza si fece rilevante.......
    Ma non basto'.....

    La funzione ospedaliera, servente, dello Stato quale salvifico sovventore del grande capitale e dell'alta finanza era stata spinta al di la' di ogni ragionevole limite. Oltre, con l'economia in rinnovata depressione, si sarebbe aperto il baratro: il disfacimento dell'istituto di emissione (BDI), delle maggiori banche, delle industrie di punta. Sarebbe venuta meno la credibilita' stessa del regime. Il problema economico assumeva cruciale rilevanza politica. La scelta politica finale fu quella dell'IRI."

    Personalmente ormai prego solo che non ci sia la III GM.

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  12. Quando si cresce, sognare diventa sempre più difficile, complici le maggiori responsabilità e i lutti che si provano nel corso del proprio cammino. La chiamano età della ragione: ragione appunto, non sentimento. Mi conforta il fatto che Stendhal pubblicò la certosa di Parma all’età di 56 anni: evidentemente gli artisti riescono a tener viva ogni fase della vita dentro il proprio animo.

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    1. Sa'di compose il suo capolavoro, il "Golestan" (Il Roseto), attorno ai settant'anni e Sofocle stese l' "Edipo a Colono" verso i novanta: lo impiegò davanti al tribunale per confutare le tesi dei figli, bramosi dei beni paterni, secondo i quali non era più in grado d'intendere e volere. Ma il sogno resta sogno e non visione: gli artisti autentici, rari, posseggono la seconda, del primo non sanno più che farsene (v'è infatti anche e soprattutto il "terzo", oltre alla ragione e al sentimento che il tempo fa sfiorire...).
      Che l'esistenza sia una parabola di decadimento è vero per ciò ch'è da sempre soggetto al decadere ("Rosa marcit orens", scriveva Alano di Lille): ma v'è perennemente qualcosa che si svela - soltanto a chi voglia davvero vedere e sia disposto a sostenere le tribolazioni del viaggio - quanto più il resto muore: e qui tempo ed età anagrafica vengono messi entrambi fuori gioco.

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    2. Ti rendi conto che hai appena sostenuto che il nostro guru non è un artista? :-)

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    3. Aggiungo che alle Termopili, Leonida aveva 60 anni.

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    4. @ Roberto Buffagni
      Arzillo almeno quanto von Blücher, che a 73 anni rimase ferito per una caduta da cavallo a Ligny, ma fu egualmente presente per ribaltare la sorte a Waterloo, appena due giorni dopo (e detto da un estimatore dell'Imperatore...).
      Chi ha detto che la terza età sia noiosa?

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    5. Noiosa? Non mi sono mai divertita tanto come adesso.

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  13. @Stefano ... questa non è solo una crisi economico/finanziaria, ma essenzialmente antropologica e i tuoi ragazzi sono figli di qualcuno che ha ucciso la loro speranza. I loro padri sono a loro volta figli dell'apatia e della tolleranza ultima virtù di una società morente come diceva il buonAristotele. Per fortuna non vale per tutti, ci sono sacche di resistenza nelle famiglie e nella gioventù nelle quali continuare a credere, per le quali continuare a lottare, insieme alle quali ricercare la verità figlia del tempo come fa Alberto. Sarà una lunga battaglia, ma non siamo soli...

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    1. @Andrea Mazzalai
      Grazie delle tue parole.

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